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Le blog d'une Louise

Les féminicides, il faut en parler pour que ça cesse

Les féminicides, il faut en parler pour que ça cesseLes féminicides, il faut en parler pour que ça cesse

                Déjà qui serait capable de donner une définition convenable au mot féminicide ? Pas tout le monde car, en France, on a tendance à le caractériser comme « crime passionnel » mais après #metoo et #balancetonporc, il serait bien vu de remettre les choses à leur place. Tout d’abord un féminicide est le meurtre d’une femme liée à sa condition de femme. En effet, une personne victime de féminicide est souvent tuée par son conjoint ou son ex-conjoint parce qu’elle a remis en cause la domination de l’homme dans son couple. Il intervient aussi après des ruptures. Souvent on lit des les journaux que son mari l’a tué après une violente dispute. Si la femme se dispute avec son mari c’est sûrement pour s’exprimer plus que pour le rabaisser mais le mari se sentant attaqué dans sa position d’homme dominant, le prends mal et la tue. Voilà ce qu’est réellement un féminicide. Mais pourquoi en France, a-t-on autant de mal à en parler avec les mots justes et les traiter comme un vrai problème sociétal ?

                Effectivement, dans le Larousse vous ne trouverez pas la définition de féminicide ni dans quelconque dictionnaire traditionnel français. En France, nous avons tendance à classer les affaires de féminicides dans les faits divers leur divulguant finalement très peu d’attention. En titre nous verrons : « crime passionnel » définir le meurtre. Ça a de quoi révolter plus d’une femme. Les hommes qui sont violents envers leur femme ne le font pas avec amour mais pour assoir une domination. L’amour c’est du respect de l’autre, de l’écoute et de la bienveillance. Ce n’est pas un crime accidentel, l’homme a voulu tuer sa femme ou son ex-femme, ce n’est pas malgré lui. Généralement, le crime intervient après des mois de violence au sein du couple, ce qui prouve bien qu’il y a une relation de dominant et dominé.

 

                Lorsque nous voyons comment sont traitées ces affaires médiatiquement en France, nous comprenons que le problème est bien plus profond que le simple meurtre conjugal. Effectivement, il s’inscrit dans une société encore inégalitaire entre les hommes et les femmes et dans laquelle les femmes vivent des discriminations. Inconsciemment, nous avons intégrés cette domination masculine et pour certaines elles le vivent dans leur couple. Pour traiter ce problème de violences faites aux femmes, il faut éduquer les jeunes garçons et les jeunes filles pour faire évoluer les mœurs. C’est ainsi que le problème est entièrement sociétal, de l’homme qui a tué sa compagne à la médiatisation de l’affaire.

                Ces derniers temps, il y a eu quelque peu de médiatisation du sujet après une manifestation pour dénoncer ces violences. Ainsi, il est proclamé que depuis le début de l’année déjà 74 femmes sont mortes sous les coups de leur mari ou ex-mari. Seulement dans notre pays des droits de l’Homme, ce sujet n’a jamais été vraiment traité par le gouvernement. En effet, c’est qu’en 2017 que la loi égalité et citoyenneté reconnaît des circonstances aggravantes en fonction du sexe. Depuis, il n’y a pas d’évolution dans la prise en charge des femmes violentées dans leur domicile conjugal. Tout cela est relégué au plan associatif. De cette manière, les policiers (et policières) ne sont pas formés pour prendre en charge ces femmes et n’ont pas de moyens efficaces pour les protéger. C’est pour cela que de nombreux médias cite l’Espagne en exemple. Après une affaire de meurtre conjugal en 1997, l’Espagne a su prendre des mesures efficaces pour réduire le nombre de femmes mortes sous les coups de leur conjoint. Par exemple, les tribunaux sont dans l’obligation de traiter l’affaire 15 jours après la plainte en 72h maximum.

                Si je viens à vous parler d’un sujet autant sensible c’est parce que je trouve qu’il est nécessaire d’y prêter attention et de l’intégrer entièrement dans la lutte pour l’égalité homme femme. J’en ai pris conscience après le meurtre d’Alexia Daval. Les journaux préconisaient aux femmes de faire attention quand elles courent et de se munir de bombes lacrymogènes. Ça m’a révolté parce que le problème ce n’est pas la femme qui va courir mais l’homme qui la tue, c’est lui qui faut punir afin de faire comprendre que ce n’est pas normal. Ce n’est pas normal qu’une femme ne se sente pas en sécurité quand elle va faire son footing. De plus, l’enquête a révélé par la suite que ce n’était pas pendant son footing qu’elle a été tuée mais par son mari bien avant. Les médias ont déplacé le problème. Et c’était bien un féminicide.

J'espère que cet article engagé vous a plu.

A très vite, Louise.

 

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Instagram : @blogdunelouise

Wattpad : @esiuol2 (j’ai posté une nouvelle histoire)

 

 

Source et inspiration : https://www.madmoizelle.com/alexia-daval-meurtre-mari-881655

http://cheekmagazine.fr/societe/feminicide-violences-femmes/

https://www.lesinrocks.com/2019/07/09/actualite/actualite/lutte-contre-les-feminicides-pourquoi-lespagne-est-beaucoup-plus-efficace-que-la-france/

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Commenter cet article

tinotte 13/07/2019 20:29

tout simplement merci pour cet article.

Louise 13/07/2019 20:59

De rien

Blonde and Peonies 13/07/2019 12:28

Le terme "crime passionnel" dans tout les cas, ne sera jamais le mot à employer dans le sens où cela n'existe techniquement pas. Juridiquement le crime passionnel n'existe pas, on peut parler de circonstance atténuante dans certain cas (ex: monsieur tue l'amant de madame, on qualifie injustement de crime passionnel alors que ça n'existe pas, la circonstance atténuante c'est l'adultère). Le crime passionnel, c'est simplement une autre invention journalistique et des séries policières pour simplifier les choses. Mais ça porte plus à confusion qu'autre chose. Mais je suis d'accord que le moyen pour faire bouger les choses et avancer, c'est d'en parler. Des bisous

Louise 13/07/2019 12:56

Oui c’est sûr je suis d’accord ! Ça vient de la culture